Les écorchés vifs (les rédempteurs) de Olivier Vanderbecq et mini-interview !

Les écorchés vifs (les rédempteurs) de Olivier Vanderbecq

3156Au mauvais endroit, au mauvais moment, c’est sûrement ce que s’est dit cet élégant quadragénaire quand il se retrouve nez à nez avec ceux qui lui avaient volé sa voiture. Une petite ruelle, de jeunes gangsters, qui n’ont aucune envie de négocier et au milieu d’eux, une jeune fille, effrayée. Est-ce le regard perdu de cette gamine ou alors une once de conscience en lui, mais voilà qu’il décide de jouer le héros pour la délivrer. Il s’en suit une course effrénée pour fuir, avant d’être rattrapé. Il se retrouvera au sein d’une communauté de gitans, pour soigner ses blessures, et qui seront prêt à l’aider à délivrer, à nouveau, la jeune fille. Toutes décisions ne sont pas sans conséquence, il le sait que trop bien, et après cette ultime délivrance, et pendant qu’ils prennent la poudre d’escampette, une guerre entre le gang et les gitans va éclater. Un jeune flic, perdu dans sa vie, sera sur la trace du quadragénaire et fera, lui aussi, la rencontre de la communauté de gitans juste avant qu’une sauvage tuerie éclate. C’est le destin qui liera tous ces personnages, pourtant issus de mondes différents, et qui fera basculer leurs vies.


Genre : Roman

Nombre de pages : 432

Année : 2014

Édition : Editions Amalthée

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Mon avis :

J’ai aimé l’histoire ainsi que le choix des personnages, le mélange de ces mondes différents donne une dimension humaine à ce roman et l’auteur a su mettre un suspens à la fin qui donne envie de lire la suite.

L’auteur a joué sur le rythme visuel avec des passages en italiques (qui font référence au passé), l’insertion de citations ou de chansons qui donnent une dynamique intéressante au roman.

J’ai adoré l’histoire dans sa généralité, mais j’ai pourtant eu de la peine avec les descriptions qui sont parfois (trop) longues. L’auteur a une facilité impressionnante dans l’écriture de description qui laisse moins d’espaces imaginaires au lecteur, et comme j’aime voyager quand je lis, j’aurais aimé avoir un peu plus de « place » pour me faire mon propre chemin.

C’est le premier tome d’une trilogie, et je me réjouis de lire le tome 2, car malgré le petit bémol ci-dessus, l’auteur a laissé un suspens à la fin qui me donne vraiment envie de continuer la découverte de l’écrivain qu’il est !


Interview

Olivier Vanderbecq a accepté de répondre à quelques questions et je l’en remercie !

Bouquiner : Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Olivier Vanderbecq : Me présenter ? Comme à la rentrée ? Ok

Bonjour, je m’appelle Olivier et ça va faire maintenant 21 mois que je n’ai pas cessé d’écrire.

J’ai 41 ans marié, trois enfants, deux tortues, un chien, un chat et un cheval.

Dans une autre vie je bosse en vrai comme chargé de Clientèle Professionnelle. Et ben oui, vous ne regarderez plus jamais votre banquier de la même manière.

J’ai fait une fac de lettres et ai fait une quantité de boulots différents avant de rentrer dans le merveilleux monde du commerce.

B: Comment vous est venue l’envie d’écrire ?

O. V. : Quand je pense à cet « instant » je me souviens toujours de mes années de collège. C’est durant cette période, quand j’ai emménagé à Arras dans les années 84-85 ( deuxième déménagement en trois ans et une sœur en prime), que j’ai écrit mes deux premières histoires qu’on avait fait en format livre (taille Petit Ours Brun) écrit et illustré. Le premier racontait l’invasion de monstres, style gros vers, dans la campagne et le second se passait dans l’espace dans un vaisseau avec des extraterrestres.

J’ai toujours lu énormément et depuis très jeune, puis j’ai grandi vieilli et je m’y suis remis au lycée puis à la fac après.

Puis plus rien pendant quasiment 15 ans.

Et puis une femme qui m’a poussé, un atelier d’écriture et puis ben pourquoi pas.

B : Où avez-vous puiser votre inspiration pour écrire ce roman ?

O. V. : Elle est double.

Il y a tout ce que j’appelle la forme, le décor ou l’histoire. Elle vient de toute ma boulimie culturelle( Cinéma musique et lecture). J’ai pris ou utilisé ce qui me plaisait chez tout un tas de gens différents et dans des domaines différents. J’ai une écriture que je qualifie de « visuelle ». Mon roman est en fait une série de films mis bout à bout pour n’en former qu’un seul.

Le fond. Le fond je l’ai puisé dans la vie qui nous entoure. Ce sont des tranches de vie qui se coupent et se mêlent et qui, racontant différentes histoires finissent par former un tout cohérent. Ces successions de récits sont des situations quotidiennes, banales. Je ne fais que les amplifier pour les inclure dans un « récit ».

B : Il est le premier d’une trilogie, pourquoi avoir débuté dans l’écriture en commençant par une trilogie ?

O. V. : Tout simplement parce qu’un jour en marchant et en écoutant un morceau de Ennio Morriconne (Rabbia E Tarantella) sur la B.O de Inglorious Bastard est née la fin du volume trois.

J’ai écouté en boucle ce morceau et j’ai constitué la trame du dernier en commençant par la fin.

Et je me suis alors rendu compte que le premier ne suffirait pas, que j’allais avoir besoin de développer certaines relations, certains personnages pour pouvoir arriver au trois. Conclusion il me fallait un volume 2.

B : Quels sont vos projets futurs ?

O.V. : Avancer dans l’écriture du 2, que j’aimerais faire éditer, dans mon idéal, en août ou septembre 2015… comme le premier.

Et puis surtout continuer à me répandre, continuer à me faire lire pour continuer à écrire.

J’ai d’autres projets d’écritures en tête ou en gestation; et puis je me dis que de l’image aux mots et des mots à l’image, il n’y a qu’un mot !


Je remercie les éditions Amalthée pour l’envoi du roman en Service Presse !

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