La mémoire effacée de Marie Chardon !

Memoire_efface_Marie_ChardonLa mémoire effacée de Marie Chardon

Elle est la petite dernière, la « numéro 7 » de la famille, car pour son père chaque enfant porte un numéro. Est-ce un privilège d’être la dernière ? Peut-être, mais cela engendre aussi une certaine jalousie. Est-ce cette convoitise qui pousse son frère à la cruauté envers sa soeur, alors qu’il est pourtant admiré par tous ?

L’entrée à l’internat de Marie signe sa délivrance et le début de sa reconstruction. Elle commencera à s’ouvrir aux autres, à apprendre le vrai sens de l’amitié et découvrira les symptômes de l’amour. Par peur, elle laissera s’envoler plusieurs amours avant de s’abandonner dans les bras d’un homme, à sa décharge, sous l’effet de l’alcool, mais c’est en rencontrant Tristano, qu’elle ressentira les vraies sensations du verbe Aimer. Quatre ans plus tard, il sera également le déclencheur qui fera remonter les ressentis de l’enfance détruite de Marie, accompagnés de cette détresse des souvenirs oubliés, car la mémoire a cette faculté d’effacer ce qui fait mal. Arrivera-t-elle à réellement se (re)construire ? Aura-t-elle le courage de dénoncer ce crime, à la justice ou à sa famille ?

Tristano a été le détonateur qui, par sa maladresse, a déclenché une bombe à retardement. Il a réveillé un souvenir enfoui au plus profond de ma mémoire et m’a téléportée à l’époque de mes six ou sept ans. La plupart de mes frères et soeurs étaient à l’internat. Mon frère ainé me faisait du mal en l’absence de mes parents.


Genre : Biographie

Nombre de pages : 136

Année : 2015

Édition : Editions Encre Fraîche

ISBN : 978-2-9700928-4-1

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Mon avis :

Elle l’annonce au début, Marie Chardon est un pseudonyme. Une façon, peut-être, pour que « son » secret soit écrit, mais qu’il ne soit pas dévoilé, pour épargner à ses parents le « regard des autres » et les « qu’en-dira-t-on ». Je trouve cette femme courageuse, car il est difficile de percer à jour certains souvenirs, ceux qui abîment ce que l’enfance aurait dû être joie, elle est aussi courageuse d’avoir porté ce secret si longtemps. Il n’y a pas de mots assez fort pour décrire ce livre. La force, la fragilité, et la persévérance de Marie Chardon en font un témoignage bouleversant et intense !

Si l’on revient à l’aspect « littéraire » de ce livre, j’ai adoré son écriture, elle est délicate, vulnérable, tendre, mais aussi impitoyable et perçante. Les chapitres font quelques pages, des fragments de ses souvenirs, de ses oublis, de sa (re)construction, de l’espoir d’avancer.

J’ai hésité à « apposer » le label « Coup de coeur » à ce livre, car le style d’écriture est magnifique, mais par respect pour les souffrances de l’auteure, je n’en ferai rien.


Je tiens à remercier les éditions Encre Fraîche pour ce livre en Service Presse. Je dois avouer que sans notre partenariat je n’aurais certainement pas lu ce livre, c’est donc ça la magie d’un partenariat avec une maison d’édition, s’aventurer hors de nos chemins !

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