[Coup de coeur] – La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott !

Sylvia Lott

La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott


Quatrième de couverture :

Découvrez la seule recette de cheesecake qui peut changer votre vie ! 1932. Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer chez ses frères. Elle débarque à New York avec deux secrets dans ses bagages : son cœur brisé et la recette ancestrale d’un savoureux gâteau au fromage blanc. 2002. Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, veut lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie à son tour la recette du cheesecake…


Extrait :

J’ai hoché la tête d’un air absent. « Pourquoi seulement maintenant et pourquoi moi ? » ai-je voulu savoir.
Elle m’a regardée par-dessus les verres de ses lunettes. « Eh bien, c’est un peu comme transmettre le sceptre. Qui se le laisserait retirer des mains avant l’heure ? Je me sentais encore en forme… jusqu’à ce que mon mari décède. »
J’ai tapoté un peu de la poudre jaune pâle renversée avec mes doigts et l’ai goûtée du bout de la langue.
« C’est quoi ? ai-je demandé malgré moi.
– Fécule de maïs.
– Ah, ah. Est-ce l’ingrédient magique ? »
Tante Marie a secoué la tête. Et froncer le nez avec malice. « Il arrive. »
J’étais devenue curieuse.
« Rona, d’abord, j’aimerais te confier quelque chose.
– Oui, je t’en prie ?
– Fais ce que tu fais avec amour, joie et soin. Si ça ne marche pas, alors fais-le différemment ou fais quelque chose de très différent.
– Hum… » Je ne savais pas très bien ce que je pouvais répondre à ça.
« Cette recette va changer ta vie, a prophétisé tante Marie. S’il te plaît, promets-moi que tu n’exagéreras pas. Garde la cupidité sous contrôle, d’accord ? »
Je me suis contentée de hausser les épaules. Ne pas devenir cupide en ce qui concernait le gâteau au fromage blanc ? Ma foi, ça ne devrait pas être trop difficile. Je devrais pouvoir me maîtriser.
« Pas de problème, ai-je dit.
– Promets de ne jamais écrire la recette en totalité et que tu ne la transmettras qu’à un parent de sexe féminin !
– Mais je n’ai pas d’enfants… et je suis déjà au milieu de la quarantaine, ai-je répliqué, soudain désolée.
Eh bien, ça se trouve toujours », a dit tante Marie en guise de consolation. Elle a souri : « Regarde-moi, il m’a fallu atteindre quatre-vingt-dix ans avant de trouver la bonne. Tu le sentiras quand ce sera le moment.
– Mais je n’ai même pas vu combien il fallait de quoi ! Sans consigne écrite, il est à peu près sûr que je n’y arriverais jamais. »
Tante Marie n’a pas admis non plus cette objection. « Tu vas répéter tout cela tout de suite sous ma surveillance. Là devant se trouvent une nouvelle fois tous les ingrédients pour un deuxième gâteau. » Elle a enfoncé son doigt dans mon ventre, suppliante, elle m’a regardée dans les yeux. « Je veux te dire une chose : les rêves échouent par le doute, pas par l’erreur. Si cela ne marche pas immédiatement, alors contente-toi d’essayer jusqu’à ce que cela fonctionne. Parfois, cela ne tient qu’à un détail. N’aie pas peur des erreurs ! Promis ? »
A présent, je me sentais d’humeur solennelle. J’ai dû avaler ma salive.
« OK, je promets. »


Genre : Roman

Nombre de pages : 576

Année : 2017

Édition : J’ai lu

ISBN : 978-2-290-14030-7


Mon avis :

Le premier mot qui me vient en pensant à ce roman, c’est famille. Marie est envoyée en Amérique pour se construire auprès de deux de ses frères. Puis plus tard, lorsqu’elle se prépare à fêter ses quatre-vingt-dix ans, elle passe du temps avec le seul frère vivant qu’il lui reste et sa nièce. La famille tient une grande place dans le coeur de Marie.

J’ai trouvé ce roman chaleureux, tendre et fort. Il nous montre que même si l’on a choisi une certaine voie dans notre vie, il n’est jamais trop tard pour prendre un autre chemin. Il faut croire en soi pour devenir la personne que l’on sera.

La pâtissière de Long Island m’a vraiment fait du bien, j’ai adoré ! J’ai eu envie de manger du cheesecake à chaque page… Marie m’a accompagnée plusieurs jours, j’avais l’impression qu’elle était avec moi, penchée sur mon épaule pendant ma lecture. Quelle tristesse d’avoir dû la quitter lorsque je suis arrivée au dernier point de ce roman !

Vous prendrez bien une part de « Mary’s Cheesecake New York Style »?

Coups de coeur

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